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«Je n’arrive pas à dormir, je pense trop»: Quand nos pensées nous empêchent de trouver le sommeil

Vous pensez trop?
Vous pensez trop?

Au moment de vous coucher, des pensées incessantes vous empêchent de dormir ? Ne cherchez plus, vous êtes au bon endroit pour trouver des solutions à votre problème !

Vous avez passé une journée ordinaire dans votre vie, rien de plus compliqué que d’habitude, voire une bonne journée. Et pourtant, dès la tête posée sur l’oreiller, des pensées faites de bric et de broc, de tout et de rien vous submergent : le rendez-vous chez le médecin, la liste de courses, ce que vous devez faire pour le lendemain. Si vous vous dites régulièrement, « je n’arrive pas à dormir, je pense trop », découvrez comment faire pour que pensées et endormissement cohabitent plus facilement.


Observer et laisser passer 


Le problème qui peut se poser avec nos pensées, c’est qu’on s’y attache, on fusionne avec elles. L’astuce est de les accueillir, de les observer, de les accepter telles qu’elles sont sans jugement et de les laisser passer. La pire réaction étant d’essayer de les chasser ou de lutter contre elles. Elles seront plus nombreuses et plus tenaces si vous les repoussez. C’est le même processus qu’avec les émotions.

Avec les personnes que j’accompagne, j’aime faire le parallèle avec l’image de l’enfant qui frappe à la porte : si vous ne lui ouvrez pas et ne le prenez pas en compte, il va s’énerver, crier et taper de plus en plus fort. Si vous l’accueillez, en général, il s’apaisera.

Observer, accueillir et se placer en simple témoin de vos pensées permet de prendre du recul et de ne plus être envahi par elles. Au-delà de ça, d’autres techniques existent pour défusionner de vos pensées, inspirées par la thérapie ACT (Acceptance and Commitment Therapy ou en français, thérapie d’acceptation engagement), que j’utilise en séance.

Il s’agit d’un entrainement de l’esprit. Pour citer Matthieu RICARD, « Se muscler l’esprit », c’est une question d’entrainement.


Défocaliser


Les pensées qui tournent ou l’esprit qui mouline, cela peut prendre toute la place. Visualisez votre esprit comme un tableau ou un écran. Au moment du coucher, des pensées involontaires, qui viennent d’on ne sait d’où, remplissent tout l’espace. L’idée est de venir occuper votre espace autrement, de manière volontaire, avec des images de votre choix.

Il s’agit de donner d’autres choses à moudre à votre esprit. En séance, je guide les personnes que j’accompagne à construire leur image mentale, une image agréable pour eux. Ce peut être par exemple l’image d’un paysage. Vous pouvez la vivre avec vos 5 sens comme si vous y étiez : cela permet de créer un ancrage corporel. Au début, ce ne sera qu’une image pour défocaliser de vos pensées, puis au fur et à mesure, un lien se crée entre cette image et l’endormissement. Vous pouvons également y associer un geste pour renforcer l’efficacité de cette technique. Nous nous servons de la mémoire corporelle pour associer l’endormissement serein à une image et à un geste. A l’évocation de cette image et la mise en place de ce geste, le corps reconnait le signal comme un stimulus et l’endormissement est largement facilité. En sophrologie, nous nous plaçons en conscience modifiée, que nous appelons niveau de conscience d’intégration dynamique, pour intégrer plus facilement cette image et ce geste.


« Je n’arrive pas à dormir, je pense trop » : Revenir au corps pour revenir au moment présent


Des milliers de pensées peuvent traverser notre esprit par jour et la moitié d’entre elles sont soit dans le passé, soit dans le futur. En général, elles s’avèrent anxiogènes car soit nous ruminons des souvenirs du passé, soit nous anticipons de manière négative les évènements futurs. 

Notre corps, lui, est toujours au présent, et c’est un véritable cadeau. Revenir au corps nous permet de revenir au moment présent, à l’ici et maintenant et de ne plus nous laisser emporter par nos déferlements de pensées. Comment revenir au corps, me direz-vous ? En effet, dans nos vies modernes, au quotidien, nous avons tendance à oublier notre corps au profit de notre esprit et il n’est pas facile d’y revenir à volonté. C’est, encore une fois, une question d’entrainement. Pendant la journée, essayez simplement de diriger votre attention vers vos sensations corporelles.

Par exemple, vous êtes assis(e), vous vous levez et vous changez de posture. Quelles sont vos sensations corporelles ? Quels sont vos nouveaux points d’appui/de contact ?

Au début, vous sentirez les sensations les plus évidentes, possiblement des douleurs si vous en avez, car votre attention ira vers les plus prégnantes. Puis, au fur et mesure, vous aurez accès à des sensations plus subtiles, plus profondes. Vous pouvez le faire au bureau, dans les transports ou à la maison, sans que cela ne vous demande plus de temps, ni une déconnexion totale. 

Ma proposition : Lorsque vous vous couchez le soir, concentrez-vous sur chaque partie de votre corps, en contact avec le matelas, les draps ou la couette. Démarrez par le bas de votre corps, vos pieds, vos talons. Puis, déplacez progressivement votre attention, en remontant tout le long de votre corps.

Si des pensées apparaissent, revenez aux sensations de vos points de contacts lorsque vous vous en rendez compte. Soyez indulgent avec vous-même, au début ce n’est pas facile !


Comment faire en pratique ?


A vous de jouer à présent et de mettre en pratique ces conseils simples et ces exercices qui vous permettent de trouver le sommeil plus facilement. Ils sont complémentaires les uns des autres. Vous pouvez y arriver sans pression : le sommeil ne se commande pas, prenez le temps de la mise en pratique et donnez la chance à chaque proposition, sans vous décourager. La répétition quotidienne est le meilleur entrainement et c’est ce qui produit les meilleurs résultats qui sont souvent progressifs, alors soyez patients ! Il est important de comprendre qu’un bon endormissement et un sommeil réparateur se préparent toute la journée. Ce n’est pas qu’au moment d’aller au lit que nous devons faire trois respirations ou pratiquer des exercices de sophrologie, même si cela fait toujours du bien. Et surtout, allez vers ce qui vous parle et ce qui vous fait plaisir : c’est la clef de la régularité.



Vous avez maintenant plusieurs pistes à explorer pour prendre de la distance avec vos pensées. Fini le « Je n’arrive pas à dormir, je pense trop »

Si ces problèmes durent depuis longtemps ou s’accompagnent d’une forte anxiété, un accompagnement personnalisé peut être aidant. Ne restez pas seul(e) avec vos problèmes de sommeil, des solutions simples à mettre en place existent.

Prenez un rdv pour qu’on en discute tranquillement ou/et envoyez moi un mail. Vous n’êtes plus seul(e) ! Voici mon agenda !



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